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LYCEES TECHNIQUES ET PROFESSIONNELS : LE CIDFOR INITIE DES REFLEXIONS SUR L’AMELIORATION DU NIVEAU DE LANGUE DES ELEVES

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Le Centre Ivoirien pour le développement de la formation professionnelle a organisé récemment un atelier de trois jours sur la question.Comment améliorer le niveau de langue des élèves des lycées techniques et professionnels de Côte d’Ivoire ? La question était au centre d’un atelier de trois jours, qui s’est tenu récemment, au Centre Ivoirien pour le développement de la formation professionnelle (Cidfor). Initié par le CIDFOR, en collaboration avec la cellule technique d’expression de l’enseignement générale, et en partenariat avec la confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), cet atelier a réuni plusieurs participants. Essentiellement des acteurs du monde de l’éducation (inspecteurs, enseignants), de l’administration publique et du monde professionnel, mais aussi des écrivains et des éditeurs. Il avait pour objectif, de permettre aux participants, de recueillir les attentes de l’administration publique sur l’usage du français, les observations des enseignants sur les pratiques pédagogiques, mais aussi de définir des stratégies de développement de la lecture chez les apprenants et de mener une réflexion poussée sur la dictature de l’enseignement des écrits professionnels. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire d’Etat, auprès du ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, en charge de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Brice Kouassi. Tout en saluant cette initiative, il a souligné que le niveau de maniement du français, langue officielle et de travail en Côte d’Ivoire, des élèves des lycées techniques et professionnels, tant à l’oral qu’à l’écrit reste médiocre voire catastrophique. « Cela constitue un handicap réel dans leur recrutement et employabilité. Car l’environnement concurrentiel des entreprises les obligent à prendre en compte, un facteur tel que la matrice de la langue dans le recrutement du personnel afin de garantir leur compétitivité. Je souhaite qu’au terme de cet atelier, des réponses idoines soient apportées à la problématique soulevée », a-t-il lancé. Pour sa part, la directrice du Cidfor, Brigitte Agnissan, a indiqué que l’atelier vise de façon spécifiques à recueillir les attentes des entreprises et de l’administration publique par rapport à l’usage des techniques d’expression ; recueillir les observations des enseignants sur les pratiques pédagogiques ; définir des stratégies pour développer la culture de la lecture chez les apprenants et à réfléchir sur la didactique des écrits professionnels. « Cet atelier s’inscrit dans la volonté conjointe du Cidfor et de l’Inspection générale d’apporter leurs pierres à la promotion de la qualité des formateurs de notre ordre d’enseignement, pour une adéquation de la formation, en vue d’une meilleure insertion des apprenants », s’est-elle expliquée. Avant de poursuivre : « Notre choix pour les enseignants de la spécialité Techniques d’expression, a été fondé par les observations qui nous ont été faites par nos partenaires du milieu productif, les chefs d’entreprise, sur le niveau déplorable de nos apprenants, dans le maniement de la langue française, tant à l’oral qu’à l’écrit ». Pour elle, ces observations sont indiscutablement vraies et restent un réel défi pour notre système d’éducation. « Le marché de l’emploi est aujourd’hui, beaucoup plus exigeant. La technicité et les connaissances purement techniques ne suffisent pas pour garantir l’embauche, au plan professionnel. Les capacités à maîtriser le français, outil de communication, aussi bien dans la vie courante, dans l’administration publique que sur le marché du travail, sont des atouts majeurs pour le jeune diplômé en quête d’emploi ».