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Célébration de la fête du travail 2019 : Extrait du discours du P.M AMADOU GON COULIBALY

C’est pour moi un immense honneur de représenter S.E.M. Alassane Ouattara, Président de la République, à cette cérémonie de commémoration de la fête du travail. Cette célébration est, dans notre pays, plus qu’une tradition. C’est un moment d’échanges entre tous les acteurs du monde du travail. Comme aux éditions précédentes organisées sous la présidence de la Primature en 2012, 2013 et en 2014, le Président de la République a voulu laisser le soin au gouvernement de poursuivre la dynamique du dialogue en cours avec les différentes couches socio-professionnelles, les partis et les groupements politiques et la société civile. Ainsi, la teneur de nos échanges sera portée, comme lors de chacune de nos rencontres, à la haute attention du Président de la République, en vue de recueillir ses instructions.

Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

➢"Le maintien du dialogue avec les couches sociales, à travers le Conseil National du Dialogue Social, a permis d’apaiser l’environnement du travail depuis la signature de la trêve sociale en 2017. Cependant, depuis quelques mois, je constate, avec regret, que cette trêve sociale, à laquelle nous nous étions tous engagés, a été rompue par certains travailleurs du secteur public et ce, malgré les importants efforts consentis par le gouvernement. Cela n’est pas acceptable. Le gouvernement a fait sa part, en respectant scrupuleusement tous les engagements pris. Plus de 1513 milliards de FCFA ont été engagés par le gouvernement depuis 2013 pour la revalorisation des revenus des fonctionnaires, dont 705 milliards de FCFA pour le déblocage des salaires et le paiement des arriérés."

➢"Il est donc difficile de comprendre, qu’en dépit de ces efforts, dans des situations budgétaires contraignantes, que ce début d’année 2019 soit rythmé par un regain de mouvements de grèves dans divers secteurs, dont la santé, l’administration territoriale et surtout l’enseignement. Oui, notre école a été confrontée à une crise importante qui a paralysé plusieurs semaines durant le système éducatif à tous les niveaux. Cette crise, dont nous aurions pu faire l’économie, par le simple respect des engagements des centrales syndicales et des plateformes affiliées, à travers la signature de la trêve sociale, a eu et aura des conséquences non négligeables sur notre système éducatif" . ➢"Soucieux du maintien d’un climat apaisé, le Président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, m’a instruit de reprendre avec le gouvernement le dialogue avec les différents acteurs. Je salue les premières décisions prises qui ont conduit à la levée des différents mots d’ordre de grève. Je me réjouis également du retour de tous les acteurs de l’école autour de la table de négociation. Je puis vous assurer que les membres du gouvernement sont mobilisés pour le maintien de ce dialogue social constructif. Je mesure à sa juste valeur l’importance du devoir de l’Etat de donner à notre jeunesse une éducation et une formation de qualité susceptible de lui permettre d’avoir accès à un emploi décent, à même de lui garantir la dignité et des conditions de vie meilleures. C’est pourquoi, l’amélioration continue de l’environnement de l’enseignement doit nous engager tous, élèves, parents d’élèves, enseignants et gouvernement."

➢"Tout en respectant le droit des travailleurs à la grève, notamment dans le secteur public, l’Etat doit veiller à la disponibilité des services publics auxquels ont droit les populations dans leur ensemble, dans un objectif d’équilibre global. Dans ce cadre, les différentes crises sociales nous invitent à la réflexion sur la nécessité de revoir les textes législatifs et réglementaires en matière de droit de grève dans le secteur public, en vue notamment de protéger les élèves, les étudiants et les parents d’élèves pour le secteur de l’éducation et les malades pour le secteur de la santé. Certes, la grève doit être un moyen d’avancer dans les revendications d’ordre corporatistes, mais elle ne doit constituer une fin qui met à mal la marche du pays, surtout dans des secteurs sensibles comme l’éducation et la santé. Le dialogue doit être toujours privilégié et l’intérêt général sauvegardé".

➢"Nous entendons activer le Comité de Dialogue Social au niveau de chaque département ministériel. Il est primordial de poursuivre la culture du dialogue qui fait notre particularité. De ce fait, l’appui du gouvernement, destiné à soutenir les Centrales syndicales dans leur action, est reconduit, sur instructions du Président de la République.... Je voudrais enfin vous assurer du total engagement du Chef de l’Etat, S.E.M, Alassane Ouattara et de son gouvernement, à travailler quotidiennement à la prise en compte de vos légitimes revendications, pour l’épanouissement individuel de chacune et de chacun et surtout pour le développement de notre si beau pays. Je vous souhaite à toutes et à tous, au nom de S.E.M. Alassane Ouattara, Président de la République, une excellente fête du travail".

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